Smart Building : l’IoT au quotidien

Publié le 23-09-2021

Smart Building : l'IoT au quotidien

Nous avons vu dans un précédent article de notre dossier que les IoT prennent une place de plus en plus importante dans notre quotidien. Nous allons faire ici un focus sur le Smart Building dont l’essence-même repose sur un réseau d’IoT plus ou moins complexe.

Grâce aux IoT, chaque bâtiment devient plus « intelligent ».

En effet, les objets connectés jouent un rôle central dans le bâtiment intelligent, qui ne vit plus isolément. Tous ces/ses équipements ne sont plus isolés mais font partie d’un ensemble cohérent. Grâce à l’IoT, son fonctionnement va être plus efficace et plus durable dans sa durée de vie et la manière de l’exploiter.

 

Les capteurs au cœur du smart building

Un Smart Building peut se définir par un ensemble de capteurs installés durant la construction, l’aménagement et l’installation des différents équipements. Tout bâtiment peut être un Smart Building : des locaux de bureaux, un immeuble d’habitation, un établissement de santé ou encore un entrepôt pour ne donner que quelques exemples.

Avec cette flotte d’objets connectés et de capteurs, il est possible de :

  • Suivre la consommation énergétique et détecter les anomalies
  • Prédire les pannes ou lancer le changement de pièces sur un équipement
  • Suivre et mieux réguler la température, la lumière, l’eau, etc.
  • Mieux suivre et analyser la vie du bâtiment : maintenance, fréquentation, les activités quotidiennes (par exemple : le nettoyage, la gestion des déchets, etc.)

 

Le smartbuilding, plateforme de services

Le Smart Building est une plateforme de services pour les usages, les clients, le personnel.

Par exemple, les capteurs vont permettre de notifier un problème de sécurité, contrôler la température, avertir les équipes techniques d’un défaut de fonctionnement ou encore géolocaliser dans le bâtiment des matériels ou une personne. Un autre usage sera le suivi de l’occupation de bureaux, des salles d’attente dans un établissement de santé.

Cette approche se veut proactive dans le sens où une intervention humaine est lancée en cas d’alerte remontée par les capteurs et le système d’analyse.

Comme nous l’avions évoqué dans le précédent article, l’IoT ne sert à rien si les capteurs ne sont pas connectés à une plateforme permettant de récolter les données, de les stocker, de les analyser et d’en visualiser les informations utiles dans des tableaux de bord, des modèles d’analyses (par exemple dans un modèle de machine learning de maintenance).

Ainsi, le gestionnaire du bâtiment veut visualiser l’ensemble des informations remontées par les IoT. Le système pourra alors envoyer les notifications aux utilisateurs, aux équipes.

 

Le smartbuilding, c’est l’efficience, et pas seulement énergétique

La bonne gestion de l’énergie est un bien entendu l’une des attentes les plus fréquentes du smart building.

Les données permettent de comprendre la consommation, les zones énergivores, les zones de déperditions. Cette cartographie permettra d’ajuster les équipements, de changer le système d’éclairage.

Dans le Smart Building, il est possible de réguler la climatisation au plus juste en analysant en temps l’occupation réelle des locaux, la température, l’humidité. Ou de minimiser la climatisation avec l’usage de volets connectés.

Pour les sanitaires, l’IoT peut aider à optimiser le nettoyage, suivre la consommation de papier toilette ou de savon, voire analyser l’usage des sanitaires par heure, jour ou semaine.

Le smartbuilding permet également une meilleure gestion du cycle de vie des équipements et leur maintenance

L’exemple de la maintenance des ascenseurs est un cas d’usage de plus en plus fréquent. Grâce aux capteurs intégrés et au machine learning, il est possible de suivre la vie de l’ascenseur et de prédire une panne ou une usure anormale.

Une panne détectée avant qu’elle ne se produise réduit le budget de fonctionnement et améliore le confort pour les usagers. On peut faire la même chose pour les ampoules, les prises et interrupteurs électriques. Les constructeurs proposent des équipements connectés que l’on peut monitorer. Par exemple, si des ampoules ou LED sont cassées ou tombent en panne, la maintenance peut localiser précisément la panne pour intervenir sans perdre du temps à chercher.

Le smart building veille à la sécurité plus que jamais

Pour la sécurité, le smart building peut pousser la proactivité à son comble. En effet, on peut repérer une élévation anormale de température avant même la détection de fumée, déceler et remonter une fuite d’eau, vérifier la fermeture des portes et fenêtres, etc. Autant d’indicateurs qui permettent d’anticiper des drames.

Le contrôle des accès fait également partie des fonctionnalités habituelles du smartbuilding : contrôler le port d’un masque par exemple, vérifier le nombre de personnes dans une pièce ou encore ne permettre que seuls des individus autorisés puissent se trouver à un instant T dans un endroit précis. Le smart building inclut aussi la gestion du stationnement (voiture, vélo, etc.).

 

Smart Building = matériel + services

Le smart building est un enjeu pour les promoteurs, les constructeurs, les gestionnaires, le personnel.

Si votre bâtiment intelligent n’est pas connecté à une infrastructure (passerelles, réseaux) et à des services applicatifs et d’analyses, vos capteurs ne serviront à rien.

Un smart building prend toute sa valeur en combinant le matériel et les services. La mise en route et l’exploitation d’un tel bâtiment ne s’improvisent pas. Dès la conception des plans, il faut placer les capteurs aux bons endroits, définir les réseaux et protocoles et interconnecter l’ensemble. Le travail en équipe des différentes parties-prenantes d’un tel projet est indispensable pour en assurer son succès. La brique IT/connectivité doit être intégrée dès le début.

 

Mais n’oublions pas l’essentiel, la bonne gestion des données remontées est un des enjeux du smart building et surtout savoir quoi en faire. Mais c’est une autre histoire.